dimanche 5 octobre 2008

Et 1, et 2, et...... ben non pas 3 - 0...


Me voilà donc dans le 3è module : "Statistiques et indicateurs en épidémiologie et zootechnie".

Là ça se gâte... pour ceux qui ne sauraient pas, en prépa j'étais plutôt bonne en maths, mais c'était des maths... Les stats ont été l'un de mes premiers septembres... Le premier même en fait je crois, après un magnifique 5 en juin. Tout ça pour dire que c'est pas mon truc. Et comme sinon ça serait pas drôle, j'ai choisi une voie où yen a plein des stats !
Bon en fait les deux premiers jours ont consisté en de l'auto formation, donc un jour et demi à fond et un mardi après-midi de libre. Mais ensuite... fausse blague, c'est pas vraiment des stats, c'est un mix avec de l'informatique. En fait il faut à la fois bien savoir ses théorèmes et le script pour que R il fasse tout. R c'est un logiciel de stats, gratuit, que les facards et les toulousains ont déjà utilisé. Pas moi... Alfort 2 - reste du monde 1. Peut-être que vous pourriez le suggérer à Moez d'ailleurs, ça changerai d'Excel que personne n'utilise dans la vraie vie... Elle n'aura pas duré longtemps mon éloge alforienne... Blague à part, ce logiciel est vraiment intéressant et bien pratique quand tu dois analyser tes données de repro sur 300 brebis !
Disons que je rentre juste dans un module un peu moins drôle !
Toute façon m'en fiche, parce que d'après le théorème de ça dépend, l'épidémio va sauver le monde.
A part ça, what else ? (je sais que j'ai déjà raconté ma vie dans le message précédent publié il y a quelques minutes mais c'est pour faire style que je suis le fil des semaines...) toujours à la recherche de stage ! si quelqu'un a une proposition en épidémio en pays du sud ? Non ?

Du privilège de l'Alforien...


Premier constat : comme prévu, je ne suis pas à jour DU TOUT, 3 semaines de retard alors que, comme vous allez comprendre plus bas, ça aurait été tout à fait jouable. Mais bon, l'exercice du blog, faut croire que c'est pas fait pour moi. J'ai beau l'avoir sous le nez en permanence comme pseudo msn, je l'oublie un peu.

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Revenons maintenant sur les deux premières semaines de cours, qui m'ont (enfin) fait voir que finalement, on est pas si mauvais à Alfort !

Première semaine, premier module intitulé " Systèmes d'élevage". En quoi ça consiste ? Pour faire bref, le jeud d'EAD (Education Au Développement) d'Adduna (complémentarité agriculture-élevage, pastoralisme vs cultures, extensif vs intensif, etc). Celui que j'ai animé, retravaillé, présenté, hébergé pendant 3 ans ! Inutile de dire que je n'était pas perdue. Le dernier cours, lui, était plus axé sur les campagnes Alimenterre, vous savez celles que j'ai relayé avec notamment les jeux sur le lait, celles avec lesquelles je vous ai harcelé à peu près à cette époque... Comme quoi ça a servi ! (enfin à moi du moins...).

Alfort (ou Adduna en fait) 1 - reste du monde 0.

Deuxième semaine, deuxième module : "Bases en épidémiologie des maladies animales". Jusque là, pas de soucis, comme il y a des gens de fac avec nous qui n'ont pas fait d'épidémio, ça devrait pouvoir se suivre sans trop de soucis. Première bonne nouvelle : validation en présentiel. Ok, ça je sais faire... Deuxième surprise, pas de prof, juste un logicile d'auto formation, appelé RANEMA (Remise A Niveau en Epidémiologie des Maladies Animales). Enfin pas de profs, si, ils sont là l'après-midi quand on travaille sur logiciel au cas où on aurait des questions, et les matinées sont consacrées à des TD sur les notions de la veille. Troisième surprise : le logiciel a été conçu par... notre team épidémio/malaconta alforienne, aditionnée d'un soupçon de Jérôme Thonnat ! Et le support écrit, ce n'est autre que... notre Pavé ! Celui que j'avais bien pris soin d'annoter et de décorer de jolis post-it marque ta page en poulotte... si ça c'est pas de l'intuition... résultat des courses, Alfort 2 - reste du monde 0.

Conséquences du privilège de l'alforien : première semaine finalement sympa, pas difficile, et surtout où tu passes pour une étudiante très impliquée quand tu vas débattre à la fin des cours avec le prof sur le déroulement d'Alimenterre ou le fonctionnement d'AVSF. Et surtout, à voire sa tête quand tu glisses "nous, à Adduna...", tu te rends compte qu'à certains endroits c'est une formidable carte de visite. Même à Baylène Alimenterre ils l'ont même pas aussi bien relayé, et même qu'ils connaissaient pas aussi bien Fredric et autres contacts AVSFiens que nous. Toc.

Ensuite, les horaires officiels sont : 9h-12h, 13h30-16h30. Oui je sais c'est pas juste, ya des gens qui sortent du chenil à 20h. Moi j'ai des cours supers et même le temps d'entretenir ce bronzage si durement acquis par de longues semaines de pique. Bref (comme Pépin...). Conséquence de "l'auto-formation épidémiologique" : matinée finie au plus tard à 11h30 quand le cours était difficile, 11h45 quand on a fait du rab pour découvrir un logiciel, et après-midi au plus tard à 15h. Ca c'était le jour de l'échantillonnage (si si le truc avec des tableaux partout rappelez-vous...). Jusque là, l'avance sur les facards est évidente, mais les toulousains me direz-vous ? ben ils ont fait la moitié de nous, ie pas d'échantillonnage, peu de chi² et pas de RR ou OR. Dernière remarque : en une semaine les facards ont ingurgité ce que nous on a vu en une année de poulot en épidémio. Et à un rythme quand même supportable. Je peux vous confirmer que le contenu est le même. Peut-être que le problème des cours de Benet, c'est Benet justement ? Ok ça sent la lapalissade, m'enfin...

=> Alfort 2 - reste du monde 0

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Je finirai en racontant ma vie... ceux que ça n'intéresse pas passeront donc à l'article suivant.

Trois de mes coloc sont partis (Rodrigo le colombien, Tomas l'avocat espagnol, et Charles le martiniquais), trois sont arrivés (Bertand et Bertand, un master commerce et un master architecture, et Kahina la véto algérienne, en master EPSED (Elevage dans les Pays du Sud : Environnement et Développement, avec qui on a à peu près la moitié des cours en commun). On est donc au complet jusqu'à la fin de l'année probablement.

Je profite donc de mes moments de temps libre pour continuer mes visites, aller au ciné, ou remonter pour l'accueil à Alfort (même si je rate le meilleur en arrivant trop tard...).

Et pour ceux (celles en fait) qui m'ont posé la question, je continue la danse, 2 cours par semaine avec des profs différentes, l'une a été chorégraphe sur La Graine et le Mulet (j'ai pas aimé la choré mais les cours sont bien en fait) et l'autre dirige une troupe qui va passer à Incroyable Talent : Belly'ssima. Elles sont en demi-finales et on répète la choré de la troupe en cours... du coup, croyez-moi, faut pas rater ça !

dimanche 28 septembre 2008

Une rentrée pas comme les autres...


Mercredi 10 septembre, 9h30, date de la rentrée au CIRAD, pour les étudiants des masters SAEPS (santé animale et épidémiosurveillance dans les pays du sud), et EPSED (élevage dans les pays du sud : environnement et développement). Enfin rentrée... les cours ne commencent que le lundi d'après là c'est du papotage prérentrée. Les formalités classiques, papiers (en fait un fichier excel à remplir et à renvoyer), une seule photo (ici ils connaissent l'existence du numérique et des scanners) et quelques photocopies de documents que tu pouvais également scanner et envoyer par mail. Première grosse différence, et premier bon point. Ceci malgré un ignoble chantage à la carte de cantine pour ceux qui n'auraient pas tout rendu.

Surtout quand quelques jours plus tôt tu es allée rendre ton dossier à Alfort pour récupérer les papiers dont tu as besoin pour l'insciption à la fac. Et là, la fac, c'est quand même vachement moins drôle : des pages et des pages à remplir, avec des informations qui remontent à trèèès loin, des papiers oubliés à fournir (genre original + photocopie du relevé de notes du bac : l'original est quand même super important, des fois que j'aurais mystifié tout le monde à Alfort et que j'aurais même pas mon bac !), et des multitudes de cases "autre" à cocher vu que ces personnes ignorent l'existence de l'école véto. A rajouter au programme de la journée d'inscription : 2h de queue et 20min face à un mec qui relit ton dossier en silence, rentre les infos dans l'ordinateur en tapant avec un seul doigt, et t'envoie balader quand tu lui parles des bourses : "oui pour le montant des frais d'inscription, en fait je suis pas boursière du CROUS, je suis boursière de la DGER, comment ça se passe dans ces cas-là ? - C'est pas mon problème, tu payes tout." Tout ça pour avoir une carte d'étudiant jaune et moche, et un certif de scolarité qui ne me servira à rien. Tout ça pour une université où je ne mettrai jamais les pieds. Mais c'est le jeu ma pov' Lucette...


Bref le CIRAD c'est quand même vachement mieux, Véronique la secrétaire elle est carrément plus cool que l'autre, elle fait des blagounettes, elle est patiente si t'as pas toutes tes pièces, elle t'apporte une cafetière et une bouilloire dans la salle de cours et elle te donne même des trucs pour pouvoir utiliser la sortie de secours sans te faire choper parce que c'est quand même plus rapide que de faire tout le tour du batiment.

Ensuite deuxième bon point : ya des pelouses vertes sur lesquelles tu peux marcher et même t'allonger sans risquer la crotte de chien. Du jamais vu depuis le lycée, personnellement.


Revenons à cette rentrée. Au programme : une présentation du fonctionnement du CIRAD (pas la peine de me demander j'ai rien retenu, c'est plein d'unités, d'UMR et de sigles, obscure pour tout étranger, et de toutes façons ya le site internet alors je comprends pas pourquoi tous les autres étudiants ils prennent tout en note), une présentation des formations présentées (je sais ce que c'est maintenant que les cases "mention, spécialité, parcours" que je devais remplir pour le dossier d'inscription. Trop tard.), une présentation sécurité (faite par une responsable qualité formatée, experte en HACCP au point d'arriver à caser le mot "point critique" dans sa présentation. Mais bon ça ya que les vétos que ça a fait rire), une visite de la bibliothèque (avec deux petites dames très fières de leur système d'archives, mais moi je dis qu'elles sont pas au niveau de Grison, et la bibliothèque elle est trop moderne, moi je me sens perdue, elles sont où les étagères accessibles uniquement par escabeau à roulettes ?).


Autre activité : la présentation. Mais pas genre prenez une feuille coupez la en deux, mettez nom, prénom, date de naissance etc... non là c'est speed dating avec ton voisin, et tu racontes aux autres ce que tu as retenu de lui. Tu te présentes, donnes 2 dates clé (ben oui sinon tout le monde dit "le concours", ça fait pas avancer le schmilblick), tu dis ce que tu aimes (le sport, les voyages, le chocolat, taper sur les gens), ce que tu n'aimes pas (les araignées, les choux de bruxelles, les cheveux dans les baignoires).


Dernière activité de ces deux jours de rentrée : un jeu de simulation sur la diversité culturelle ! et c'est même pas moi qui anime ! en tout cas super jeu, je ne développe pas au cas où je viens le faire à Adduna, mais il permet vraiment de se rendre compte de ce qu'est le choc des cultures et de comprendre vraiment ce qu'on peut ressentir quand on part dans un pays où la culture est différente. Surtout quand le débriefing est ponctué d'expérience personnelle des profs ayant passé la moitié de leur vie en expat.


Enfin, je me devais de parler un peu des rencontres faites durant ces deux jours : mes collègues de master, parmis lesquels figurent des toulousains (5 pour être exacte, issus de Baylène pour la plupart), un sorti de belgique, et des anciens du M1, ainsi qu'une italienne de véto Parme qui a fait erasmus à Toulouse. Dans l'autre master, des anciens M1, ainsi qu'un ancien étudiant de l'EISMV. Et une super ambiance, des gens ouverts, souriants, et presque pas chambreurs envers les alforiens. Rencontré également lors du pot d'accueil : Jérôme Thonnat ! qui était ravi de voir que des addunasiens avaient poursuivi dans cette voie et qui nous encourage vivement à poursuivre le partenariat avec Bromala. Et une petite discussion très sympa avec le prof de Toulouse responsable du master, surpris du fait que nous n'ayons pas eu d'infos à Alfort et qui m'a fait comprendre que je devais remédier à ça (c'est fait je crois, cf. les boites mails de la mailing liste d'adduna), et qui a adroitement cassé la team épidémio en me faisant remarquer, je cite que "c'est sur que c'est pas Barbara Dufour qui va faire la promotion d'un master qui fait concurrence au sien". No comment... C'est pas comme si j'avais été voir Benet pour lui parler du CEAV et qu'il avait "oublié" de me préciser qu'il était remplacé par un M2...


Je terminerai le récit de cette rentrée par un petit détail qui montre bien que quand même ce n'est plus le même monde : nous aussi on a un trombinoscope pour les profs et les intervenants, mais ils n'ont pas voulu des photos sérieuses qu'on leur avait passées : ils nous ont pris en photo pendant le jeu, les gens font donc connaissance avec nous par des photos d'étudiants en plein fou rires ou avec des têtes à ne pas mettre sur un passeport...

vendredi 12 septembre 2008

L'Auberge Montpelliéraine



Montpellier c'est grand. Malgré ça, il y a tellement de monde, surtout tellement d'étudiants, que pour se loger, c'est pas gagné d'avance, surtout avec un budget limité, et un séjour de 4 mois ! Le logement chez l'habitant est donc la solution idéale, surtout que quand on s'y prend en juin-juillet, le Crous ne veut plus rien entendre depuis 2 mois. Et accessoirement, ben on n'y a pas droit au CROUS, parce que notre établissement principal d'inscription c'est l'école véto. Et oui c'est moche mais c'est comme ça.

J'ai donc pris possession de ma chambre chez Mme De N., charmante petite dame à la quarantaine bien entamée, propriétaire de 2 maisons côte à côte dont elle a dû casser des cloisons, ce qui lui permet d'accueillir chez elle pas moins de 6 personnes ! Et oui, on est nombreux dans cette baraque : bien entendu je suis la seule fille...

On y trouve donc : Rémy, français, la trentaine, en préparation du concours de pilote ; Gabriel, malgache d'une trentaine d'année également, cuisinier ; Tomas, espagnol, 27-28 ans, avocat du droit de l'union européenne ; Rodrigo, colombien éminent spécialiste du mojito (il parait) et accessoirement qui vient d'achever un master en télécommunication et qui bosser comme assistant d'espagnol dans des lycées ; Charles, martiniquais bègue de 24 ans, qui a commencé plein d'études mais n'en a jamais fini, qui a donc suivi une formation de chef de rayon... Un joyeux mélange (encore un), mais qui fait que Plus Belle La Vie tous les soirs c'est fini, et même pour Desperate Housewives je dois me battre... par contre les soirs de match de foot, la cuisine commune est animée ! Bon Charles, Rodrigo et Tomas s'en vont à la fin du mois, on aura donc de nouvelles têtes...

La proprio est une petite dame très très gentille, qui tient un dancing rétro et bosse donc souvent de nuit, nous laisse vivre notre vie et nous rapporte des restes le lundi (gâteaux, etc...)


Sinon on a chacun notre chambre, la salle de bain est commune pour 3, et la cuisine pour nous 6. La maison est situé dans un lotissement résidentiel, donc très calme. Ma chambre (toujours très bien rangée, cf. photo) donne sur le jardin (photo) avec piscine. Dès que j'ouvre ma fenêtre j'entends un mélange de glouglou et de cuicui... l'idéal pour bosser ou se reposer ! Je suis dans le quartier Aiguelongue, juste au sud d'Agropolis, à une demi-heure en voiture de mes cours les heures de pointe, à 5 min à pieds du tram qui dessert à peu près tous les endroits intéressants... un peu loin de la plage par contre, j'avoue, je n'ai d'ailleurs toujours pas pris le temps d'y aller.

En tout cas une Auberge Montpelliéraine sympathique, tout à fait à l'image de la ville en fait !

jeudi 11 septembre 2008

Lo clapas, ma nouvelle ville


Lo clapas, le tas de pierre en Occitan, la plupart des maisons typiques y sont en pierre. A une quinzaine de kilomètres de la mer, la montagne n'est pas loin non plus. Voilà, ça va faire 2 semaines que j'ai débarqué ici, à bord de ma vaillante Civic chargée jusqu'au toit.

J'ai profité de ma grosse semaine de vacances pour me balader un peu. Et vraiment, c'est une ville magnifique, ça vaut le coup d'oeil, pour les vacances, et même pour un moment un peu plus long, mais ça je confirmerai plus tard...
C'est une ville ensoleillée, avec un centre entièrement piétonnier (enfin à part le tram, soit bleu avec zoziaux blancs ou rouge avec grosses fleufleurs...), un dédale de petites rues et de boutiques suivant un tracé datant du Moyen-Age (donc aucune logique, ou alors pas la mienne).
Quelques lieux cultes : dans le vieux centre la place de la Comédie (la photo), la fac de médecine (l'ancêtre de toutes les facs de médecine, créée en 1364 et qui vit passer entre autres Rabelais ou Nostradamus), un arc de triomphe (en hommage aux victoires de Louis XIV), le peyrou (une esplanade qui servait de promenade au roi). Côté tout neuf : le Polygone, un centre commercial sur 3 étages, ressemblant pas mal à Créteil soleil plutôt qu'aux halles, Antigone, un quartier tout neuf et pourtant agréable, et au bout la Place de l'Europe. Et chose impressionnante : on passe de l'un à l'autre, du vieux au neuf, sans sensation brutale, le tout est harmonieux. On y croise aussi quelques beaux hôtels particuliers de type trèès haussmanniens, mais en propres.
Quelques coins assez sympas : les arceaux, ancien aqueduc du milieu du XVIIIè, en plein dans la ville ; le musée Fabre, récent et fierté locale, pas encore vu donc no comment ; un ancien quartier juif avec un mikvé, bain rituel datant du XIIè et découvert par hasard.
Mes coups de coeurs : le jardin des plantes, un joyeux mélange de plantes venues de partout, mais avec quand même des regroupements par milieux, on a donc l'impression de voir chaque arbre ou plante dans son environnement naturel. Il est, comme le reste, d'époque moyen-ageuse (fin XVIème) et est géré par la fac de médecine. Loin de la fierté de ce cher petit prof de pharma alforien... Montpellier m'a d'ailleurs fait l'effet d'une ville très verte pour une capitale de cette taille. Des jardines, des parcs, des palmiers partour ! L'autre, c'est le quartier Figuerolles. Autrefois squatté par les gitans, c'est aujourd'hui un petit bout d'afrique perdu dans la capitale de l'Hérault. Tous les jours s'y tient un marché particulièrement peu cher, avec plein de choix, et surtout de quoi manger africain, arabe... Des épiceries arabes (au sens propre, si tu sais pas lire l'arabe t'es mal pour trouver ce que tu veux), boucheries hallal, magasins de tissus à faire palir les boutiques dakaroises, et bien sur cybers et téléboutiques cotoyant les poissonniers et les patisseries orientales (surtout en ce mois de Ramadan), en face de pizzerias top ou de coiffeurs afros. Un savoureux quartier black-blanc-beur comme je les aime.
Et Montpellier, c'est aussi la capitale mondiale de l'agronomie, entre l'ENSAM, Agropolis qui regroupe rien de moins que Sup'Agro, l'ENGREF, une cité internationale, un Lycée agricole, un immense zoo avec serre amazonienne, des centres de recherches, et of course l'un des sites du CIRAD. POur citer le directeur adjoint du CIRAD, si on était aux USA, on l'aurait nommé "Agropolis Valley"...
Petit détail inconnu de moi jusqu'à aujourd'hui mais qui a son importance : c'est la ville jumelle de Fez ! Même pas fait exprès !
Mon impression : Tours en mieux, en plus grand, avec le soleil et la plage...

dimanche 20 juillet 2008

Ouverture


Depuis la Normandie, verte (et fraiche) terre d'accueil en cette période de prophylaxie FCO, également connue sous le nom de pique, qui a valu aux étudiants véto la réputation "d'étudiants les plus riches de France" (j'avoue que je n'avais pas compris jusqu'à ce mois-ci, vivement la prochaine grosse épidémie pour nos poulots), je me projette quelques mois plus loin. Si si ça m'arrive. Parfois, comme là. Enfin je repense surtout à mon avenir quand je repenserai à ces quelques années passées au Mans, à Tours, à Alfort, à tous les gens que j'ai connu, qui me manquent déjà quand je suis seule face à un troupeau de limousines dans un couloir en bois vermoulu qui craque sous la botte, et je me dis que malgré Facebook, msn skype et autres moyens de communication modernes, il me manquait le dernier accessoire hype pour vous faire part de mes escapades sudistes de France et outre Med (ou outre-autre chose, en tout cas outre-frontières). D'ailleurs si ces gens de la nouvelle UPM pouvaient créer fissa l'équivalent d'erasmus et surtout de ses bourses, avant mars, ça m'arrangerait.

Me voici donc lancée dans une tentative de projection virtuelle de mon univers, voué à changer régulièrement. Histoire de ne pas vous spammer ou afin de ne pas répéter 36000 fois la même chose, j'essaierai de tenir ce blog à jour. Je sais que je ne suis pas la meilleure pour tenir ce genre de résolutions, et que la fibre littéraire elle est bien cachée au dedans de moi, mais promis j'essaierai !